La grande dame
La grande dame est une magicienne gigantesque. Elle est si grande que son visage arrive à la même hauteur que la lune. La légende dit qu’elle exauce les plus extraordinaires des souhaits. Pour lui parler et lui demander d’exaucer un souhait (chacun n’a droit qu’à un unique vœux), il vaut arriver jusqu’à son visage pour pouvoir lui parler, parce qu’elle, ne s’abaissera jamais à la hauteur de l’homme. Elle a bien trop de fierté et d’orgueil pour ça.
Jusqu’ici, on a trouvé que deux moyen pour l’atteindre :
• lui grimper dessus, partir de ses pieds et l’escalader jusqu’à arriver à la tête. Tous ceux qui ont utilisé ce moyen sont mort de faim, de soif et de fatigues ; restés accrochés à sa robe. Des centaines de morts, des vieux morts squelettiques, des nouveaux morts, des moyens morts en train de pourrir, recouvrent sa tunique. L’hiver elle laisse faire, ça la réchauffe. Quand revient l’été elle se secoue une bonne fois et éjecte des morts partout… ils retombent dans différents pays du monde. (le début de l’histoire commence comme ça : dans une ville, un village, on voit tomber des morts du ciel. Un vieil homme qui n’a pas l’air de s’en étonner dit « ce n’est rien… c’est la grande dame » et il commence à raconter l’histoire).
• Il existe un oiseau magique, extrêmement rare. Si on l’embrasse, on peut voler pour une période limitée dans le temps. Certains hommes sont un jour tombé sur cet oiseau, ils l’ont embrassé et se sont mis à voler jusqu’à la lune. Là, ils se posent et parlent à la grande dame. Jamais nous n’avons su ce qu’étaient les vœux de ces hommes. Quand on les voyait revenir de leur voyage, ils ne prétendaient pas raconter ce qu’il s’était passé… et on n’a jamais remarqué chez ces hommes un changement visible dans leur façon de vivre. On pense tous que la grande dame leur demandait de garder le secret.
… on voit un homme qui se pose sur la lune, fier de lui. La grande dame sourit et lui dit qu’elle connaît déjà son vœu. L’homme s’en étonne parce qu’il n’est pas certain lui-même de ce qu’il va lui demander. Elle lui dit « tu vas me demander de te faire redescendre de là ». L’homme est un peu saisit. C’est vrai, il n’a plus l’effet de vol, il se retrouve coincé là.
La grande dame le prend entre ses grands doigts et le repose à terre, à des miles lieues en dessous. Elle s’en va en disant « les hommes sont stupides ».
… un autre homme qui se pose sur la lune. Même chose, elle lui dit qu’elle connaît son vœu. Elle ajoute qu’un jour, un homme ne l’a pas laissée parler et lui a demandé de le faire devenir riche. Elle l’a couvert d’or… la lune entière brillait d’or. L’homme saute de joie, il est heureux. La grande dame le regarde, désolée. Il périt sur cette lune, avec son or, sans pouvoir en faire quoi que ce soit.
L’homme qu’elle a prévenu lui demande alors de le faire redescendre. Elle s’en va en disant « les hommes sont stupides ».
…. Un jour, un homme très malin, heureux et ne manquant de rien, tombe sur l’oiseau magique. Il pense aller voir cette grande dame, même s’il n’a besoin de rien et qu’il n’a aucun vœu à lui faire exaucer. Plus malin que les autres, il embrasse l’oiseau, mais l’attrape aussi, et le prend avec lui dans sa poche.
Il vole jusqu’à la lune. Il se pose devant la grande dame. Elle lui dit « je connais déjà ton vœu ». Lui répond « tu te trompe, je ne souhaite rien ». Elle sourit et réplique « même pas que je te fasse descendre de cette lune sur laquelle tu te retrouves coincé ? ». « tu te trompe encore, je ne suis pas coincé, j’ai emporté un moyen de redescendre » et il sort l’oiseau de sa ;poche pour lui montrer.
La grande dame est confuse. « pourquoi viens tu me voir alors ? ». « par curiosité, voir à quoi ressemble la grande magicienne ». « j’ai une question à te pauser et ensuite je m’en irai ».
« vas-y je t’écoute »
« es-tu capable d’exaucer le moindre souhait, de faire quelque tour de magie que ce soit ? »
La dame sourit, elle le trouve malin et sympathique. « non, pas le moindre… les hommes finissant tous par me demander la même chose ».
Satisfait, l’homme redescend sur terre et la grande dame s’en va en disant « tous les hommes sont stupides, sauf un… ».